La finance alternative est un concept qui a fait ses preuves. Une manière d’épargner, d’utiliser son argent en sortant des filières habituelles du placement bancaire, risqué ou non.

Élodie Cerfontaine et Pierre-Alexis Roland projettent l’idée de la création d’une société coopérative à finalité sociale. L’idée vient d’une certitude! Les subventions publiques seront en baisse dans le futur et qu’il faudra trouver des moyens. «La finance alternative constitue une excellente piste de solutions pour redynamiser l’économie locale et régionale. Ne dit-on pas que l’argent confère le pouvoir à ceux qui le détiennent? L’opération est encore meilleure quand cette épargne ou ces investissements profitent à l’économie locale en développant des services aux personnes ou à l’emploi», raconte Pierre-Alexis Roland, initiateur du projet.

Un placement au profit de l’économie locale

Une étude menée en collaboration avec l’école Hennalux d’Arlon montre que le financement d’un projet comme une résidence service ne serait pas viable s’il était financé par une institution bancaire. Et la faible rentabilité du projet serait absorbée par la banque.

Une société coopérative qui permettrait de développer des projets partiellement ou totalement sur fonds propres, changerait considérablement la donne. Toutefois, le bénéfice engendré par le projet n’excédera pas les 6 %, limite légale fixée par la loi pour ce type de coopérative.

La société à finalité sociale se voudrait porteuse de projets sur Saint-Hubert et sa région: «Cela pourrait être le développement de logements sociaux ou encore contribuer seul ou avec d’autres acteurs au financement de projets collectifs comme une résidence de services, une maison d’enfants ou autres structures d’intérêts publics», ajoute Pierre-Alexis Roland.

Trouver des « actionnaires » pour constituer un capital

Pour mettre en route cette société coopérative, il faut évidemment des «coopérateurs» pour constituer le capital. Afin de tester la sensibilité de la population, mais surtout de mesurer l’opportunité de créer cette société coopérative, trois soirées d’information sont programmées.

«La première qui se tient ce mercredi 11 septembre, est une information générale sur le concept de finance alternative. La seconde expose le volet coopératif et enfin la troisième traite des coopératives immobilières et le financement de projets collectifs», résume Pierre-Alexis Roland.

L’idée est lancée. De nombreuses démarches ont déjà été entreprises par les deux initiateurs qui sont soutenus par les autorités communales de Saint-Hubert, le CPAS local qui a participé à l’étude avec Hennalux ainsi que le soutien de la députation permanente de la Province de Luxembourg en la personne d’Alain Deworme et la Fédération Wallonie Bruxelles.

 

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